dimanche 18 octobre 2009

Montreal

Je suis à Montréal depuis 2 semaines.
La ville me plaît beaucoup, mon appartement est superbe, le travail est passionnant.
Bref : tout va bien.

samedi 19 septembre 2009

Auto-promo



L'autre jour en discutant avec Juan je me suis encore fait la réflexion qu'il était plus qu'urgent de mettre à jour le site de ma boite. Aujourd'hui on se google tous les uns les autres, et dans le boulot plus qu'ailleurs. Aucun update depuis 2007, ça fait pas sérieux, et c'est même un peu inquiétant vu de l'extérieur. Les vidéos sont en basse définition, longues à charger, l'interface accuse son grand âge et surtout, SURTOUT, il n'y a pas moyen de consulter tout simplement notre bande demo. Et voilà Juan tout emmerdé, durant un déjeuner à Los Angeles, lorsqu'il veut bluffer son interlocuteur en lui présentant notre travail...
Digitaliser le showreel et le mettre en ligne dans une définition correcte ne m'a pas pris plus d'une demi-heure.
Il faut arrêter de croire qu'une vitrine en ligne coûte cher. On peut faire quelque chose de sommaire mais très efficace tout seul avec ses petits doigts. A bon entendeur...
(ah et puis il faudrait aussi mettre à jour le montage du showreel, il date de 2008)

Sinon ma sœur, qui s'est installée à Alger, me dit qu'elle n'a pas accès à Facebook dans son beau pays. J'ai donc mis mes dernières photos (tournage à Douma au Liban) sur Picasa. Tu peux les consulter ici.

lundi 7 septembre 2009

It's a dirty job but someone's gotta do it


We care a lot about you people, about your guns
About the wars you're fighting GEE ! that looks like fun
Well it's a dirty job but someone's gotta do it
And it's a dirty song but someone's gotta sing it

Mike Patton qui remonte Faith No More c'était pas pour du foin. Une vraie splendeur.
Maintenant je me barre à Beyrouth pour un tournage.
Je mettrais sûrement des photos sur Facebook.
Je vous souhaite une bonne rentrée.

jeudi 3 septembre 2009

Smack her once again

dimanche 30 août 2009

Shit lives forever

dimanche 9 août 2009

Like a putrified Congolese after the Americans have come to help


Well, things ain't what they used to be.

P.S. : Je sais pas trop quoi penser de mon boulot en ce moment. "It's complicated" ?
Il y a ce magnifique projet, d'une importance critique à bien des égards, sur lequel je fais une sorte de travail analytique, à la fois passionnant et absurde, on ne sait pas vraiment si le film va se faire, ni si je pourrais faire partie de l'aventure, et donc c'est un peu comme d'essayer de grimper à cru sur un très grand cheval à moitié invisible, avec pleins de coachs qui hurlent, pendant que des jockeys morts et surdoués te regardent de loin en pouffant. S'agit-il d'une course ? Je me sens complétement déstabilisé.
A part ça le petit clip que j'ai tourné le mois dernier est pour l'instant mis de côté.
Je ne peux pas le finir tant que je n'ai pas une idée claire de ce que je veux en faire.
J'avais vendu au groupe, et à moi-même, une vague construction narrative structurée par des effets visuels mais maintenant que le montage est bouclé je me rends compte que je ne savais absolument pas où j'allais, que je ne faisais que laisser venir et que, pour tout dire, je m'en foutais un peu.
Je n'imaginais pas que mon inconséquence aurait pour prix une remise en question aussi difficile.
Car aujourd'hui un film est là et se tient debout, malgré moi, et c'est un inconnu potentiellement hostile.
J'ai peur que les ajouts numériques ne soient que des gadgets, un truc destiné à me rassurer, un rabâchage sénile qui masquerait une défaite, une impuissance. J'ai essayé de commencer à étalonner les plans, mais même là quelque chose me dérange, je trébuche sur une répugnance, comme si le film pouvait d'un instant à l'autre appeler la police et me dénoncer pour manipulation, complaisance, voire hypocrisie.
C'est un sentiment de honte en fait, parce les images se sont mises à exister alors que mon désir était absent.
Pfff... J'aurais mieux fait d'aller à la mer.

P.S.2 : Après une semaine d'arrachage de cheveux, j'ai finalement réussi à remettre mon PC d'aplomb.
C'est fou comme on investit sentimentalement ces objets dans la durée, au fur et à mesure qu'on les remplit de nos textes, de nos photos. Pour fêter la récupération complète de ces disques durs surchargés d'affects, et oubliant les cris de mon banquier, j'ai offert à ma tour informatique 3 Go de RAM supplémentaires et un moniteur 24" Full HD sur lequel je peux même brancher ma playstation. Les conflits sont oubliés, nous nous aimons de nouveau comme au premier jour. Bisous.

P.S.3 :
The time that remains d'Elia Suleiman sort mercredi prochain. J'ai eu la chance de travailler sur ce projet. La version largement inachevée que j'avais pu voir en avril dernier m'a laissé des souvenirs indélébiles.
Rendez vous service : courrez le voir.

samedi 8 août 2009

C'est un démon, regarde !


mercredi 5 août 2009

What lit up those eyes ?

As I talked to Shizuko I tried to look into her eyes now and then. What did she see ? What lit up those eyes ? If she ever gets well enough to speak unhindered, that's something I'd want to ask : "That day I came to visit, what did you see ?".
But that day is still far off. Before that comes Disneyland.

Haruki Murakami - Underground

samedi 25 juillet 2009

Garde ta dignité si ça t'arrange

Tu sais bien mieux que moi qu'on perd la face
Tu m'as trahi c'est vrai, j'en souffre à mort
J'ai perdu ce combat de guerre lasse
Je crois que malgré tout je t'aime encore

J'ai toutes les raisons de te maudire
Mais je ne veux pour toi rien que du bonheur

Après dans ta conscience
Laisse-moi l'enfer et toi prends la gloire
Dis que la faute de cette histoire elle est à moi

Garde ta dignité si ça t'arrange
Dis-leur que j'ai eu tort, que j'ai menti
N'oublie pas d'ajouter que c'est ma faute
Recouvre tes épaules, moi je t'en prie

Après dans ta conscience
Laisse-moi l'enfer et toi prends la gloire
Dis que la faute de cette histoire elle est à moi

Julio Iglesias - C'est ma faute

P.S. : un trailer pour la saison 4 de Dexter est apparu hier. On peut le voir ici.

samedi 18 juillet 2009

Mark2

Terminator 4 complètement merdeux, bouffi de coups d'esbroufe qui n'ont dû faire bander qu'une petite poignée d'investisseurs. Indigence visuelle qui confine parfois au bâclage le plus désabusé, cynisme putassier du script, Christian Bale hypertrophié d'égo jusqu'au dégoût, rien à sauver, c'est à vomir.
Very Bad Trip/Hangover ratage grossier bien conforme à ce qu'en disait JG ici, à savoir pas drôle du tout, faussement trash, malheureusement prude, et répugnant de beaufitude satisfaite. A oublier.

Sinon je suis en montage sur mon petit clip et je suis totalement bluffé par la qualité des images du Canon 5d Mark2; ça enterre, et de très loin, toutes les caméras HD semi-pro que je connais. Toute la magie réside bien entendu dans la collection d'optiques "traditionnelles" qu'un tel boitier permet d'utiliser...
Mais il faut dire aussi que le rendu du joujou, brut sans étalonnage, est particulièrement séduisant (comme en témoigne la capture ci-dessus), nous épargnant les fastidieux post-traitements que nécessitent habituellement les fichiers "raw" des appareils numériques. Cela implique forcément quelques bémols, que je pourrais détailler à ceux que cela intéresse, mais on peut prédire que les petits défauts seront vite corrigés avec la déferlante de ce type d'appareil hybride qu'on risque de voir débouler dans les prochains mois. J'ai hâte de voir les premiers films qui en tireront avantage. La vidéo digitale est enfin devenue adulte, elle peut parler cinéma, et c'est diablement excitant. Bon tournage à tous !

mardi 14 juillet 2009

Being 35 : should I play softly now ?


Though he loved to rock and roll
All these many years
He cared about the old people's
And little children's ears

Though he was a guitar man
He reflected and he vowed
Never will I ever be
No never, never again
The man who was too loud

Johnny's not a poor man
No, it never gets him down
Now that he is free he is not proud
He don't need the power
Just to make a sound
He is not the man that he used to be
Oh, no, the man who was too loud

I will play softly
I will play softly
I will play so softly now
Because I was the man who was too loud

It's not because he don't respect
The popular music style
You know I saw him open up
For the kind of the surf guitar
Do not think he does not like
The cheering of the crowd
No, he is glad that they came to see
The man who used to be
The man who was too loud

Johnny is a rich man
Yeah, he still gets around
He is glad to be the cat who meowed
He don't need the power
Just to get his sound
He is not the man that he used to be
Oh no, not the man who was too loud

I will play softly
I will play softly
I will play so softly now
Because I was the man who was too loud
I was way too loud...


Frank Black And The Catholics- The Man Who Was Too Loud

(Pas trouvée sur Deezer, d'où le Youtube tout écrasé. Bon anniversaire moi.)

lundi 13 juillet 2009

Mes amis ont du talent



objets d'échange

samedi 11 juillet 2009

35 ans de rire et d'amour

Soyez en forme pour un événement unique et V.I.P. : une nuit pour le "fun" avant tout, avec plaisir et sourire, jus de fruits et pizzas. Aux platines une ambiance "battements d'ailes de baleine dans le soleil de l'été qui s'enfuit déjà si loin" (tenue correcte exigée). De même que les saisons reviennent et que les papillons murissent parfois dans la nuit, en exclusivité intégrale et sans tabou, vous participerez à mon anniversaire commémoratif dans un cadre original, historique et branché.
Il y aura du jus et des pizzas et l'ambiance traditionnelle irlandaise vous fera voyager.
Tout au long de la soirée une équipe accueillante et professionnelle sera à votre service pour vous faire partager un moment de convivialité inoubliable en plein cœur de Paris. Carte Bleue acceptée.

(R.S.V.P. dans la limite des places disponibles, je porterais un t-shirt orange et un jean, j'aime sortir avec des amis, aller au cinéma, lire des romans de science-fiction et regarder des dvd)

(et si t'as pas compris : mon anniversaire c'est le 14 juillet et ça se passe ici)

jeudi 9 juillet 2009

Your mouth into mine


Déjà posté sur Facebook, mais quand on aime on ne compte pas.
Je trouve cette vidéo (non officielle) plus que sublime, et ça tombe bien puisque la chanson l'est aussi.
Sinon mon micro projet de clip se déroule beaucoup trop bien : à la veille du tournage un excellent chef-op m'a offert ses talents et le boitier de prise de vue dont je rêvais, puis les plans ont été mis en boîte sans douleur malgré quelques frayeurs, et voilà qu'un excellent monteur se met à ma disposition aux dates qui m'arrangent...
Si j'avais su j'aurais fait un projet plus perso, mais ça fait quand même sacrément plaisir d'être si bien entouré !
Ah sinon : j'arrive en bonne place sur google quand on tape "mec qui pleure devant princesse mononoké".
Elle est pas belle la vie ?

mercredi 1 juillet 2009

Prologue

Le ressort de notre lutte n'aura été que la revendication forcenée, et presque toujours elle-même solitaire, de rester, jusqu'au bout, des hommes.
Les héros que nous connaissons, de l'histoire ou des littératures, qu'ils aient crié l'amour, la solitude, l'angoisse de l'être ou du non-être, la vengeance, qu'ils se soient dressés contre l'injustice, l'humiliation, nous ne croyons pas qu'ils aient jamais été amenés à exprimer comme seule et dernière revendication, un sentiment ultime d'appartenance à l'espèce.

Dire que l'on se sentait alors contesté comme homme, comme membre de l'espèce, peut apparaître comme un sentiment rétrospectif, une explication après coup. C'est cela cependant qui fut le plus immédiatement et constamment sensible et vécu, et c'est cela d'ailleurs, exactement cela, qui fut voulu par les autres. La mise en question de la qualité d'homme provoque une revendication presque biologique d'appartenance à l'espèce humaine. Elle sert ensuite à méditer sur les limites de cette espèce, sur sa distance à la nature et sa relation avec elle, sur une certaine solitude de l'espèce donc, et pour finir, surtout à concevoir une vue claire de son unité indivisible.
Robert Antelme - L'espèce humaine (1947)

P.S. : Veille de tournage. Le plateau me manquait terriblement. Même si ce ne sera pas grand chose (un petit clip entre amis) je prends l'affaire très au sérieux, et j'essaie plein de nouveaux outils.
P.S.2 : La photo ci-dessus a été prise dimanche dernier au festival de Glastonbury, Western England.

samedi 27 juin 2009

Tokyo Sonata

Ca fait quoi, 5 fois ?, 8 fois ?, que je le regarde. Et j'ai l'atroce impression que ce film se lassera de moi avant que je ne me lasse de lui. Vous en connaissez beaucoup des films qui vous regardent comme ça ?
Faut dire qu'il est bientôt minuit et que quelque chose de maléfique rôde dans l'obscurité. A la faveur de la lune je devine des silhouettes qui me glacent le cœur et je voudrais hurler.
Mais la terreur paralyse ma gorge et je ne peux plus faire un geste quand l'horreur plonge au fond de mes yeux

Car c'est un... Thriller !

P.S. pour Charlie : Farrah Fawcett est morte hier.

mardi 23 juin 2009

Ca va vraiment mal

L'heure est grave les amis. Cette fois je crois qu'on est vraiment foutus.
Voir ici... (sponsorisé par la Donald Rumsfeld's Burgers Company)

P.S. : Peekaboo, épisode 6 de la seconde saison de Breaking Bad, est un chef d'œuvre de poésie cruelle, un truc terriblement juste... Jetez vous dessus, cette série est remarquable à tous les égards.

dimanche 21 juin 2009

In case of fire

samedi 20 juin 2009

Joe Hisaishi

lundi 15 juin 2009

Tiens voilà le printemps !

Elle a l'œil vif, la fesse fraîche et le sein arrogant
L'autre sein, l'autre œil et l'autre fesse itou également
Mais ça n'est pas monotone et même quand c'est l'automne
Je m'écrie en la voyant :
"Tiens, voilà l'Printemps !"

Marcelle
Si j'avais des ailes je volerais grâce à elles
Marcelle
Vers la plus belle des jouvencelles
Celle qui a pris mon cœur : ta petite sœur
Poum Poum

Je poserais sur sa bouche un baiser farouche
Puis je baisserais les stores à cause des mouches
Pourquoi cet œil noir Marcelle ?
J'ai pourtant fait la vaisselle
N'aimerais-tu pas ta sœur ? N'as-tu pas de cœur ?

Marcelle
J'ai fait la vaisselle
J'ai descendu la poubelle
Marcelle
J'ai mis du sel
Aux vermicelles
Quoi tu aimes mieux les nouilles au beurre ?
Moi je préfère ta sœur
Poum Poum !

Marcelle - Boby Lapointe

mercredi 27 mai 2009

Get it right (suite)



Dernier projet en date de Mirwais avec la chanteuse libanaise Yasmine Hamdan; j'en parlais ici.
Je n'ai pas participé au projet, c'est Eve qui était aux manettes.
Je trouve le film très réussi, comme tout ce qu'a fait Stéphane récemment.

Pour information le film a été tourné avec un appareil photo Canon 5D Mark2.
Lors de mon séjour au Japon j'avais assisté, à Osaka, à une présentation décoiffante de la chose.
Maintenant qu'il est sur le marché on voit fleurir sur internet un tas de clips réalisés avec cet hybride photo-vidéo. Les performances du joujou sont certes remarquables (il enterre la plupart des caméras HD en tournage à basse lumière) mais ce qui m'intéresse surtout c'est le dialogue furieusement polémique qu'il instaure entre photographes et vidéastes. Voilà le genre de développement technique qui fait avancer les choses dans le bon sens, car il replace enfin le débat dans une juste perspective. Ça fait du bien d'entendre à nouveau parler de focale, d'axe, de lumière, en bref d'image, après ces quelques années où il n'y en avait que pour les capteurs CMos, correcteurs de courbes, réducteurs de gain et autres millions de pixels.
Je cherche à mettre la main sur un de ces boitiers pour le clip que je suis en train de réaliser.
Si quelqu'un a une piste...

Edit : la version longue et en meilleure qualité est visible sur le site d'Axel (le chef-op) ici.

lundi 25 mai 2009

La vengeance est l'hygiène de la plèbe

Interview de Julien Coupat à lire absolument : ici

P.S. : On causait il y a quelques temps sur ce blog du collectif Tiqqun, dont Julien était l'un des instigateurs.
Curieusement (?) le post en question n'est plus hébergé par Blogspot mais pointe vers une page perso orange inacessible (allo Google ? hum).

Vous pouvez encore consulter ce qu'il en reste dans l'archive de juin 2006 ici (article Tiqqun).
Je sauvegarde bien évidement son texte d'aujourd'hui avant qu'il ne disparaisse du site du Monde...

P.S. 2 :
L'intégrale des textes du collectif Tiqqun est consultable ici.

P.S. 3 :
"L'insurrection qui vient" est en ligne ici.

samedi 9 mai 2009

Dans les branches

samedi 2 mai 2009

L'île du droit à la caresse

mardi 28 avril 2009

Get it right

La pub tournée à Rio est terminée (on peut la voir ).
Ce fut une leçon de supervision très profitable : trop peu de temps, trop peu d'argent et une attente en proportion inverse des moyens, donc d'énormes pressions extérieures, des trucs parfois assez crades humainement (on ne pardonne rien, c'est la crise), et puis beaucoup de gens sur le projet, et des priorités à réévaluer au jour le jour, et des urgences à canaliser en fonction des talents et des personnalités de chacun, en faisant preuve de diplomatie et d'autorité pour encourager les uns et les autres à s'affirmer et à prendre ses propres responsabilités au sein d'un travail commun. La sophistication de la technologie ne simplifie rien. Tout à fait comme sur un plateau de tournage on dépense beaucoup plus de temps et d'énergie qu'on ne voudrait à s'occuper de choses qui ne seront pas visibles dans le chant. Mais l'attention et l'intelligence qu'on aura eu pour cet aspect du travail feront toujours la différence et permettront in fine d'en sortir personnellement plus solide et épanoui, quelles qu'aient été les difficultés rencontrées et quelle que soit la réussite du film. Je ne dis pas que je suis doué dans ce domaine, mais j'y suis de plus en plus vigilant. Frédéric, le réalisateur, l'a bien compris puisque chacune des occasions qu'il m'offre de travailler avec lui depuis quelques années me donne envie de mieux faire mon travail.
Pour cela je le remercie très sincèrement.
J'ai dû assurer le compositing tout seul mais le deadline fut tenu sans sueurs froides, et dans le plaisir.
Le film a été diffusé à peine le master sorti, ce qui est assez rare dans le monde étrange de la publicité.
Combien de fois nous a t'on collé des délais intenables pour après enfermer le film dans un placard obscur de projections tests avant d'attendre un an pour le diffuser ?
Actuellement je file un coup de main aux finitions du film d'Elia qui part en sélection officielle à Cannes.
J'adore le projet, j'y pense énormément depuis que j'ai vu le montage. C'est un travail superbe, d'une rigueur presque suffocante, tout entier porté par le mélancolie et l'humour triste de son narrateur aphone. Je crois qu'on est proche d'un Tati mais ça parle de choses tellement compliquées pour moi, tant sur le plan politique que sentimental (c'est un portrait de ses parents traversant l'histoire absurde du conflit Israëlo-Palestinien), que je ne sais pas bien comment en parler. En tout cas ça me bouleverse.
Je me fais un peu caca dessus en pensant à la conférence que je dois donner la semaine prochaine.
Les plus grands noms du métier seront là. Je suis à la fois très honoré de faire partie de la chose, mais pétrifié à l'idée qu'on puisse se rendre compte que depuis le début je n'ai jamais été rien d'autre qu'un imposteur...
Ah sinon on fait un clip pour le dernier projet de Mirwais, avec qui j'avais bossé il y a quelques années, et avec le temps je me suis mis à apprécier sa patte de producteur. Bon faut écouter ça très fort en dansant, hein, mais le morceau (ci-dessous) me botte et le clip de Stéphane est vraiment beau. Pour l'anecdote : la chanteuse, Yasmine, n'est autre que la compagne d'Elia et sa musique figure dans le film. Ce monde est soit trop petit soit trop people...

Yas - Get it right

vendredi 17 avril 2009

Im abendrot


Je ne suis pas trop causant en ce moment ici, désolé. Beaucoup à faire, des choses formidables, vraiment, que vous verrez peut-être, et auxquelles je me donne entièrement. Après, quand j'aurais tout bien terminé, je m'envolerais, début mai, vers un gros salon à Stuttgart, pour discuter ici, face à des gens de très grand talent, de mon métier et surtout de ce que j'ai à donner en partage, et tout cela me rappellera forcément une escapade en voiture le long de la vallée du Rhin, il y a quelques années de cela, après un festival dans cette même région d'Allemagne, avec ce morceau de Strauss dans l'autoradio, oui celui là au-dessus, et j'étais follement amoureux de la jeune femme qui était à mes côtés, et c'était cette interprétation sublime d'Elizabeth Scharwzkopf dans l'autoradio, la plus belle, d'ailleurs je crois qu'il avait mis la même dans son film le vieux Lynch, dans Sailor et Lula je veux dire, mais je ne sais plus. Bref.

lundi 13 avril 2009

A message from Pete



samedi 11 avril 2009

Tu te laisses aller

jeudi 9 avril 2009

Reviser ses classiques (bis)



Ceux qui sont rétifs à la langue de Shakespeare en trouveront la célèbre "traduction" ici.
(et les curieux comparerons avec intérêt)

mardi 7 avril 2009

Reviser ses classiques

If you can keep your head when all about you,
Are losing theirs and blaming it on you,
If you can trust yourself when all men doubt you,
But make allowance for their doubting too;
If you can wait and not be tired by waiting,
Or being lied about, don't deal in lies,
Or being hated, don't give way to hating,
And yet don't look too good or talk too wise

If you can dream and not make dreams your master;
If you can think and not make thoughts your aim;
If you can meet with Triumph and Disaster
And treat those two impostors just the same;
If you can bear to hear the words you've spoken
Twisted by knaves to make a trap for fools
Or watch the things you gave your life to, broken,
And stoop and build 'em up with worn-out tools

If you can make one heap of all your winnings
And risk it on one turn of pitch-and-toss,
And lose, and start again at your beginnings
And never breathe a word about your loss;
If you can force your heart and nerve and sinew
To serve your turn long after they are gone,
And so hold on when there is nothing in you
Except the Will which says to them:"Hold on!"

If you can talk with crowds and keep your virtue,
Or walk with Kings--nor lose the common touch,
If neither foes nor loving friends can hurt you,
If all men count with you, but none too much;
If you can fill the unforgiving minute
With sixty seconds worth of distance run,
Yours is the Earth and everything that's in it,
And--which is more--you'll be a man, my son!

Rudyard Kipling